mardi 22 mars 2016

DOSSIER SPECIAL PESTICIDES ET EFFETS SUR ABEILLES


Les perturbateurs endocriniens coûtent 157 milliards d'euros par an à l'Europe
CEE. le 27-01-2016

Déjà suspectés d’altérer la reproduction humaine et de créer des troubles neurologiques, les perturbateurs endocriniens favoriseraient également le diabète ou encore les troubles immunitaires, selon un colloque à l’Institut Pasteur.
HORMONES. Quels sont les effets des perturbateurs endocriniens (PE) sur la santé ? Trente-trois orateurs se sont succédé 48 heures durant à l’Institut Pasteur le 21 et 22 janvier 2016, pour faire le point sur les recherches en cours. Des Français pour la majorité, mais aussi des spécialistes américains, suédois, belges ou britanniques ont nourri le deuxième colloque dédié à ce sujet controversé, organisé par l'Agence française de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) et le ministère de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie (MEDDE)… Et au fil de leurs auditions, c’est un tableau préoccupant qui s’est dessiné ou confirmé.
Qu’ils soient naturels ou synthétisés par l'industrie chimique, les perturbateurs endocriniens (PE) – parmi lesquels on trouve les pesticides, les phtalates, les perfluorés, les parabènes ou encore les bisphénols A, S, ou F- interfèrent avec l’action des hormones. Ils sont susceptibles d’altérer la reproduction, la croissance, le développement ou le comportement de tous les êtres vivants.
Et maintenant, le diabète ?
On soupçonnait déjà les PE d’être en lien avec des troubles de la reproduction, des cancers, des troubles neurologiques, mais au fil de ces deux jours, ils ont également été pointés du doigt pour leur lien avec des troubles du système immunitaire ou avec le diabète de type 2.
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MONDE . Top article a ne pas rater
SANTE .Sans surprise, la pomme revient régulièrement en tête des fruits et des légumes les plus exposés aux pesticides en France et en Europe…
H.S. , Publié le 03.02.2016
Mardi soir, le nouvel épisode de Cash Investigation, sur les dangers des pesticides et diffusé sur France 2 , a rassemblé plus de trois millions de téléspectateurs. Sur Twitter, de nombreux internautes ont exprimé leur colère et leurs inquiétudes à l’encontre de l’industrie pétrochimique.
La France, et notamment son secteur agroalimentaire, est, en volume, le plus gros consommateur de pesticides en Europe. L’impact de cette utilisation intensive sur notre alimentation est régulièrement pointé du doigt par les associations de défense environnementale et par certaines autorités sanitaires.
La pomme
L’exposition de la pomme et le recours aux pesticides en tout genre dans les vergers n’ont rien de nouveau. Diverses études ont démontré des taux de résidus de pesticides très élevés, les pommes étant particulièrement sujettes aux vers et sa peau étant exposée à l’air libre. Dans une étude réalisée en 2010 par l’Autorité européenne de sécurité des aliments, sur les échantillons de pommes analysées, les taux de dépassement des limites maximales de résidus de pesticides étaient d’1,3 %.
Les pêches
Comme les pommes, les pêches sont victimes des mêmes traitements aux pesticides. Dans l’étude de l’agence européenne, c’est ce fruit qui est le plus exposé aux résidus. Sur la totalité des échantillons testés, 73 % des produits étudiés dépassaient les limites autorisées par les normes européennes.
Les légumes secs
Les fruits et les légumes secs sont les aliments les plus exposés. L’étude de l’Efsa identifie 321 résidus de pesticides identifiés sur les échantillons scrutés par les scientifiques contre « seulement » 88 résidus observés sur les produits céréaliers. Près de 40 % des pois, des haricots ou des lentilles seraient touchés.
Les fraises
Comme les pommes, les fraises caracolent en tête des fruits les plus pollués. En juillet 2013, le collectif environnemental Générations Futures, s’est penché sur 49 échantillons de fraises à l’occasion d’une enquête. Les résultats sont alarmants : « 91,83 % contenaient un ou des résidus de pesticides et au total, 71,42 % des échantillons contenaient des pesticides perturbateurs endocriniens ». Et les résidus seraient plus importants sur les fraises produites en France que les fraises espagnoles.
La salade
L’air dans lequel poussent les salades, cultivées sous serre, et notamment la laitue, est peu renouvelé, les pulvérisations de pesticides ont donc davantage tendance à se fixer aux feuilles du légume. Avec 5kg par an et par ménage, la salade est le 4e légume le plus consommé en France selon l’Insee.
Générations Futures, dans son dernier volet d’études sur les pesticides a analysé 31 échantillons de salades, achetés dans des supermarchés de l’Oise et de la Somme (Picardie) entre le 28 mai et le 21 juillet 2015 : « 80,65 % contiennent au moins un résidu de pesticide (…) et 5 échantillons (16,13 %) contiennent 1 ou plusieurs substances actives interdites (2 échantillons soit 6,45 %) ou interdites d’usage sur salade en France ».
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ACTU PESTICIDES & ENVIRONNEMENT- AVRIL&MARS 2016
DOSSIER SPECIALE 2016,HECATOMBE DES ABEILLES DANS LE MONDE 
FIN DU CAUCHEMAR POUR LES ABEILLES EN FRANCE.. POUR 2018 ?
BIENTOT , LE RESTE DU MONDE DEVRAIT  SUIVRE LE BON EXEMPLE
Interdiction d’insecticides néonicotinoïdes début 2018: " Une demi-mesure "
Un amendement, que les producteurs de miels considèrent comme une reconnaissance de la problématique ». « En 2015, 30 experts internationaux ont compilé 1.221 études démontrant la toxicité de ces molécules, 7.000 fois plus puissantes que le DDT, interdit d'utilisation en France depuis 1971.
Les insecticides de la famille des néonicotinoïdes ont un effet sur le système nerveux des abeilles et de récentes études scientifiques révèlent et confirment le danger permanent ...
Néonicotinoïdes interdits,Mme Seolene Royal ministre de l'environnement et les ONG ecologiques et les verts ainsi que les apiculteurs se sont réjouit du vote du parlement Francais mi mars 2016 (vote serré a30 pour , et 28 contre)
La mesure arrive trop tard pour certains qui ont parfois tout perdu ou presque : en vingt ans, la production de miel s'est effondrée en France de 40 000 tonnes à 13 000..,et en attendant 2018,800 000 colonies d'Abeilles risquent de disparaitre aussi.
A ne pas oublier qu'il existent d'autres insecticides&pesticides nocifs  qui font pas partie des néonicotinoïdes et qui sont aussi dangereux pour les hommes que pour les animaux et les abeilles ou les oiseaux qui ont un organisme fragile et non immunisées contre les molecules chimiques devastatrices.
Chaque année, 300 000 colonies d'abeilles meurent en France à cause de ces produits chimiques. En 20 ans, la production française de miel a chuté a plus de la moitié. Ce sont les néonicotinoïdes qui sont responsables de la forte mortalité. Les apiculteurs en demandent le retrait.
la mortalité est toujours aussi élevée depuis les débuts de l'agriculture intensive développée depuis les années 70 dans les pays europeens et Nords Americains puis en début des années 2000 dans les pays emegents(Argentine,Bresi,Chine,Inde,etc..
L'Europe fortement touchée ,et aujourd'hui, 16% des pollinisateurs vertébrés (oiseaux, chauve-souris) sont menacés de disparition, un chiffre qui va jusqu'à 30% pour les espèces insulaires
L'Amérique du Nord et l'Europe de l'Ouest sont particulièrement touchées par le déclin des pollinisateurs sauvages. En Europe, les populations d'abeilles -sauvages comme domestiques- et de papillons sont en chute libre (respectivement moins 37% et moins 31%) et 9% de ces animaux sont menacés d'extinction.
Selon l'IPBES, 5 à 8% de la production agricole mondiale, soit entre 235 et 577 milliards de dollars, sont directement dépendants de l'action des pollinisateurs.
réf.Plateforme intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES en anglais), créée en 2012 par l'ONU
D'autres pays ont subit le meme sort sur 20ans: Usa (55% a 65% environs de pertes),Canada(45%),Maroc(50%),Tunisie&Algerie(55a60%),Espagne(65%),Portugal(55%),Italie(45%),Argentine(70%) ,Bresil(55%),etc..
Ainsi ,selon un dernier rapport annuel sur la mortalité des abeilles domestiques aux Etats-unis , cofinancé par le ministère de l'agriculture américain, les apiculteurs ont perdu en moyenne 42% de leurs colonies d'abeilles entre avril 2014 et avril 2015. Des insecticides sont pointés du doigt..
En CEE , La réglementation sur les néonicotinoïdes relève de la compétence de l'Union européenne qui a d'ailleurs imposé en 2013, à la demande de Stéphane Le Foll, ministre de l'Agriculture, un moratoire de deux ans sur trois néonicotinoïdes (le thiaméthoxame, la clothianidine et l'imidaclopride), ainsi que sur le Fipronil, interdit en France depuis 2005. Mais d'autres néonicotinoïdes sont commercialisés et, par ailleurs, le moratoire ne concerne pas les céréales à paille semées en hiver, ni les betteraves et les traitements en forêt.
Sur Terre, plus de 85 % des espèces végétales vivent de l'action des insectes pollinisateurs dont les abeilles. Autant dire que sans abeilles, pas d'agriculture et donc, pas de nourriture. En outre, l'activité pollinisatrice des insectes a une valeur économique, estimée en 2005 par l'INRA à 153 milliards d'euros, soit 9,5 % en valeur de l'ensemble de la production alimentaire mondiale. A elle seule, une ruche peut polliniser jusqu'à 3 millions de fleurs en une journée....réf jn.sudouest
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Réactions des apiculteurs à l'interdiction des néonicotinoïdes ? Click-ici 
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EUROPE/FRANCE
Pesticides, néonicotinoïdes... Ce qu'il faut savoir de la loi sur la biodiversité
Article Publié le 18/03/2016 en France
Les insecticides néonicotinoïdes sont reconnus responsables pour partie de la disparition massive des abeilles.
Sur Terre, plus de 85 % des espèces végétales vivent de l'action des insectes pollinisateurs dont les abeilles. Autant dire que sans abeilles, pas d'agriculture et donc, pas de nourriture. En outre, l'activité pollinisatrice des insectes a une valeur économique, estimée en 2005 par l'INRA à 153 milliards d'euros, soit 9,5 % en valeur de l'ensemble de la production alimentaire mondiale. A elle seule, une ruche peut polliniser jusqu'à 3 millions de fleurs en une journée...
Chaque année, ce sont 300 000 colonies d'abeilles qui meurent et qui doivent être reconstituées.
Après un vif débat, la loi sur la biodiversité introduit l'interdiction totale des insecticides néonicotinoïdes "tueurs d'abeilles". Les clés d'une bataille parlementaire qui a divisé jusqu'au gouvernement
Les députés ont adopté le 17 mars l'amendement qui interdit totalement l'usage des insecticides néonicotinoïdes (connus notamment sous les marques Gaucho ou Cruiser), accusés de décimer les abeilles. Cette interdiction a toutefois été repoussée à 2018, un an après la date prévue.
L'avenir de l'article 51 de la loi biodiversité qui donne les dispositions de la mesure, une avancée historique pour la biodiversité, était incertain.  Alors que 76% des  Français sont favorables à cette interdiction (sondage IFOP du 1er mars) qui a recueilli sur la pétition en ligne lancée par Agir pour l'environnement plus de 130 170 signatures, le débat sur les néonicotinoïdes a mis le feu au Parlement jusque dans les rangs du gouvernement. Explications.
1. Que stipule l'article 51 ?
L'utilisation de l'ensemble de cette famille d'insecticides [les néonicotinoïdes, NDLR] sera interdite à partir du 1er janvier 2017, pour tous les usages et toutes les cultures, y compris les semences enrobées avec ces produits.
Article 51 du projet de loi biodiversité
Les députés  avait bien voté en première lecture pour l'interdiction totale des néonicotinoïdes le 19 mars 2015, contre l'avis du gouvernement. Le hic, c'est que les sénateurs l'avaient supprimée en janvier 2016. Les élus du palais du Luxembourg souhaitaient s'en remettre au ministère de l'agriculture pour déterminer, plus tard, leurs " conditions d'utilisation " en tenant compte des "conséquences sur la production agricole ".
45 amendements
Depuis, 224 députés et 64 sénateurs ont rallié l'appel en faveur d'une interdiction totale et le texte a été réintroduit par la commission du développement durable de l'Assemblée le 9 mars, à l'initiative d'une soixantaine de députés écologistes et socialistes. Pas moins de 45 amendements ont été déposés depuis une semaine en faveur de la suppression ou de la modification de cet article...
Suite Articles Publiés le 18/03/2016 en France :
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France .
Néonicotinoïdes interdits:  Royal  et  les ONG se réjouissent
Paris (AFP) - Publié le 18-03-2016
La ministre de l’Écologie Ségolène Royal et les ONG de défense de l'environnement ont exprimé vendredi leur satisfaction après le vote des députés en faveur d'une interdiction des insecticides néonicotinoïdes, jugés nocifs notamment pour les abeilles.
"Je me réjouis que la France prépare son avenir et protège la santé et les pollinisateurs", écrit Mme Royal dans un communiqué, ajoutant que "la recherche et la fabrication des produits de substitution doit s'accélérer, et notamment les travaux de l'Inra (Institut national de la recherche agronomique, ndlr)".
"Les insecticides de la famille des néonicotinoïdes ont un effet sur le système nerveux des abeilles et de récentes études scientifiques révèlent un effet possible sur le développement cérébral des êtres humains", rappelle-t-elle: "Nous connaissons ces effets et il faut avoir le courage d'appliquer le principe de précaution".
L'ONG Générations futures s'est félicité de l'adoption d'une "interdiction claire, sans dérogations" et de "l'accent mis sur la recherche de solutions non chimiques et l'agronomie".
Un vote également salué par la Fondation Hulot, qui prévient qu'elle restera "mobilisée pour que cette interdiction soit maintenue jusqu'à l'adoption finale de la loi".
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France - Environnement
Insecticides néonicotinoïdes : " Une demi-mesure "
21/03/2016 « Même tardive, car on se bat sur le sujet depuis 20 ans, c'est une reconnaissance de la problématique. »
Les pesticides agricoles tueurs d’abeilles interdits, mais pas avant 2018 : “ Un petit pas ” pour le syndicat des apiculteurs professionnels du Centre-Ouest.
Loi biodiversité : Geneviève Gaillard satisfaite
Nous sommes satisfaits, mais avec plusieurs réserves, commente à chaud Francis Chauvancy, vice-président du syndicat des apiculteurs professionnels du Centre-Ouest (Sapco), lorsqu'on lui demande de commenter l'interdiction, votée par l'assemblée nationale, des insecticides néonicotinoïdes, famille de pesticides reconnus nocifs pour les abeilles et les insectes pollinisateurs et, plus généralement, pour l'environnement et la santé.
" Le risque de ne pas voir cette mesure appliquée "
« Même si elle est tardive, puisque cela fait 20 ans que l'on se bat sur le sujet, l'apiculteur de Saint-Lin se réjouit de l'adoption de cet amendement, qu'il considère comme une reconnaissance de la problématique ». « En 2015, 30 experts internationaux ont compilé 1.221 études démontrant la toxicité de ces molécules, 7.000 fois plus puissantes que le DDT, interdit d'utilisation en France depuis 1971. »
En revanche, il regrette que son application ait été repoussée au 1er septembre 2018, et ce afin de « permettre à la profession agricole de s'adapter ». « Impossible de dire quelle majorité sera aux commandes en 2018, et si elle ne voudra pas revenir sur cette décision. En ce sens, c'est une demi-mesure, car il y a toujours le risque de ne pas la voir appliquée. » Deux ans de report, cela signifie aussi pour Francis Chauvancy « deux années de plus d'accumulation de ces molécules dans les sols, donc encore des nuisances pour les abeilles ».
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France - Environnement
Fin d'un insecticide tueur d'abeilles : les apiculteurs auront-ils moins le bourdon ?
Les députés ont tranché jeudi 17 mars au sujet des néonicotinoïdes, qui divise jusqu'au gouvernement. Un amendement interdisant cette famille de pesticides, nocifs notamment pour les abeilles, a été adopté en commission, à 30 voix contre 28. Réactions chez les apiculteurs de Sâone-et-Loire. Par Christophe Tarrisse  et publié le 21/03/2016
 Qu'a décidé l'Assemblée Nationale Francais en mars 2016 ?
Ce jeudi 17 mars à l'Assemblée Natioanle, le débat sur les néonicotinoïdes était à l'ordre du jour. Un amendement interdisant cette famille de pesticides, nocifs notamment pour les abeilles, a été adopté en commission, à 30 voix contre 28. Si elle est confirmée, l'interdiction entrerait en vigueur le 1er janvier 2018, un an après la date initialement avancée.
Plusieurs centaines d'études scientifiques ont prouvé la nocivité des néonicotinoïdes principalement sur les abeilles mais aussi sur d'autres espèces animales. Pourtant, le ministre de l'Agriculture, Stéphane Le Foll, avait adressé une lettre aux députés, vendredi 11 mars, pour les appeler à ne pas procéder à des "interdictions brutales" en France ce qui pourraient désavantager les agriculteurs par rapport à d'autres européens.
A l'initiative de la France, l'Union européenne avait déjà restreint certains des usages des néonicotinoïdes en 2013, mais ils sont encore très largement utilisés.
Quelles réactions en Bourgogne ?
Exemple en Saône et Loire qui compte 1500 apiculteurs et 21 000 ruches.  En 2015, un tiers des abeilles de Saône et Loire n'ont pas survécu à l'hiver et si les études sur 2016 ne sont pas encore lancées, les apiculteurs sont pessimistes. Les chiffres de mortalité devraient être identiques voir plus accentués. Et cela est dû à 3 grandes causes :
la présence d'un parasite : le varois
la régression de la biodiversité dans les cultures
la présence de certains types de pesticides
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CEE .
L'interdiction des néonicotinoïdes redonne un peu d'espoir aux apiculteurs
Les députés ont voté l'interdiction des insecticides néonicotinoïdes, surnommés "tueurs d'abeilles", à partir du 1er septembre 2018. Les apiculteurs sont satisfaits de cette mesure même si elle arrive un peu tard pour eux. La profession a été sinistrée par la mortalité des abeilles.
Par Christine Hinckel ? Publié le 18/03/2016
Les insecticides de la famille des néonicotinoïdes ont un effet néfaste sur le système nerveux des abeilles qui meurent en très grand nombre. La mortalité est comprise entre 50% et 100% même dans certaines ruches. Conséquence : la production de miel s'est effondrée en France passant en 20 ans de 40 000 tonnes à 13 000.
Une rémanence de trois ans dans le sol
Les apiculteurs se disent aujourd'hui sinistrés et même si cette mesure votée par l'Assemblée Nationale leur redonne espoir, ils restent lucides. Il faudra attendre de nombreuses années avant que les traces de ces insecticides disparaissent vraiment.
"Ces produits ont une rémanence dans le sol de trois années. Il faudra attendre 2021 au mieux pour retrouver un semblant de nature qui soit convenable pour les abeilles. En espérant qu'il n'y aura pas d'autres produits de substitution nocifs d'ici là" estime Christian Giraudet, président du syndicat apicole 17.
SEGOLENE  Royal : "Des effets possibles sur les humains"
Ségolène royal, ministre de l'Ecologie se réjouie également de cette mesure. "Je me réjouis que la France prépare son avenir et protège la santé et les pollinisateurs", écrit-elle dans un communiqué en ajoutant que "la recherche et la fabrication des produits de substitution doit s'accélérer, et notamment les travaux de l'Inra ((Institut national de la recherche agronomique).
"De récentes études scientifiques révèlent un effet possible des néonicotinoïdes sur le développement cérébral des êtres humains", rappelle-t-elle. "Nous connaissons ces effets et il faut avoir le courage d'appliquer le principe de précaution".
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17 mars 2016.
Abeilles: l'Assemblée nationale vote l'interdiction de certains pesticides
Après un débat agité, les députés ont voté jeudi soir (17mars 2016)  un amendement PS sur la loi Biodiversité interdisant l'utilisation, à partir de septembre 2018, des néonicotinoïdes, des insecticides jugés nocifs, notamment pour les abeilles.
V.K avec AFPPublié le 18/03/2016  
L'Assemblée nationale a voté jeudi soir l'interdiction, sans dérogation, des insecticides néonicotinoïdes, jugés nocifs notamment pour les abeilles, à partir du 1er septembre 2018. Les députés ont adopté, par 30 voix contre 28 un amendement en ce sens présenté par PS.
Abeilles en danger
À l'initiative de la France, l'Union européenne a restreint certains de leurs usages en 2013, mais ils sont encore très largement utilisés. Or plusieurs centaines d'études scientifiques ont prouvé la nocivité des néonicotinoïdes sur les abeilles et pollinisateurs sauvages mais aussi sur les invertébrés aquatiques et terrestres, les poissons, les oiseaux et au final l'être humain, ont argumenté les écologistes et certains socialistes.
Le géant de la chimie promet "une impasse agronomique"
Le géant de la chimie, le groupe Bayer,  a réagi en promettant une "impasse agronomique et économique" pour l'agriculture française. Selon lui, certains agriculteurs risquent de "se retrouver dans de véritables impasses pour protéger leurs cultures (...)..
VOIR  SUITE  ARTICLE ,   article  ici 
France.Gap :
Les deux jeunes aventuriers lancent un appel aux internautes pour les aider à financer ce voyage. Ils ont besoin de 1 500 euros pour achever la préparation de leurs vélos.
Pour infos ou une donation , voir le site:   http://www.abeecyclette.com/
Gap : à Bee'cyclette, deux apiculteurs à vélo à la découverte des abeilles du monde entier
Un jeune couple d'apiculteurs de Gap a décidé de marier ses deux passions et de partir parcourir le monde à vélo à la découverte des apiculteurs d'ailleurs. Rencontre à quelques semaines de leur départ.
Par Annie VergnenegrePublié le 15/03/2016 , click-ici  

Loi biodiversité en France  , année 2016 :
Les députés Français  interdisent les pesticides tueurs d'abeilles
ASSEMBLEE NATIONALE Un amendement adopté dans le cadre du projet de loi sur la biodiversité proscrit l’utilisation des néonicotinoïdes…
20 Minutes avec AFP ,Publié le 18.03.2016
Les débats ont été intenses, mais les députés ont tranché. Un amendement interdisant les insecticides néonicotinoïdes, jugés nocifs notamment pour les abeilles, a été adopté en commission, à 30 voix contre 28.
Si elle est confirmée, l’interdiction entrerait en vigueur le 1er janvier 2018, un an après la date initialement avancée.
Un « signal fort » aux groupes chimiques
Pour le président de la commission du Développement durable et auteur de la mesure, Jean-Paul Chanteguet (PS), l’objectif est d'« adresser un signal fort aux groupes chimiques, aux agriculteurs, et à l’exécutif ».
Un arrêté fournira « des réponses concrètes aux exploitants agricoles, confrontés à la brusque apparition d’un ravageur, qui pourrait compromettre leurs récoltes ». Et la liste des alternatives aux néonicotinoïdes sera déterminée sur la base d’un avis de l’Anses (l’Agence française de sécurité alimentaire et sanitaire).
Pour les députés LR et UDI, les agriculteurs « pénalisés »
« Le législateur doit prendre ses responsabilités en interdisant l’utilisation de ces molécules, tout en permettant à la profession agricole de s’adapter », plaide l’auteur de la mesure dans son exposé des motifs.
Les députés LR et UDI, dont certains ont reproché aux partisans d’une interdiction générale de « rechercher une victoire symbolique, politique, médiatique », ont martelé que la mesure allait encore « pénaliser » des agriculteurs français, déjà en crise, ou qu’il n’y avait pas jusqu’alors d’alternatives moins nuisibles.
Un bon article a lire  , click-ici 
France.Aquitaine / Gironde ,special reportage synthese
Les apiculteurs attendent beaucoup de la loi qui devrait être adoptée par l'Assemblée Nationale. Les pesticides détruisent 300 000 colonies d'abeilles chaque année en France.
Par SVPublié le 15/03/2016 ,  click-ici 
 Dans quelques jours les abeilles vont sortir de leurs ruches, et dès les premiers jours de mai, la production de miel pourra commencer. Mais dans le même temps, les butineuses devront faire face aux pesticides qui menacent la biodiversité et leur équilibre.
Chaque année, 300 000 colonies d'abeilles meurent à cause de ces produits chimiques. En 20 ans, la production française de miel a chuté de moitié. Ce sont les néonicotinoïdes qui sont responsables de la forte mortalité. Les apiculteurs en demandent le retrait.
Pas sûr pourtant qu'ils soient entendus. En janvier, les Sénateurs se sont déclarés en faveur de l'utilisation de ces pesticides.
Les lobbies de la chimie et de la viticulture ont su se faire entendre…jusqu’en mars  ,suite article  complet ,  click-ici  
  Article2click-ici 
AMERICA. Usa
La pollinisation des amandiers de Californie aux États-Unis est touchée par la disparition des abeilles.
Ref  Francetv info, le 14/03/2016
Au premier jour du printemps, un océan de fleurs blanches. Ce sont les amandiers de Californie. Des champs à perte de vue. Ici, on produit 900 000 tonnes d'amandes par an, 80% de la production mondiale. Un marché florissant pourvu que les abeilles soient au rendez-vous. Les ruches viennent des quatre coins des États-Unis. Des milliers de kilomètres, deux à trois jours de voyage pour les abeilles.
Un syndrome d'effondrement des colonies
C'est la plus grande migration de butineuses au monde. Certaines viennent du Texas et ont un mois pour polliniser tous les amandiers. "C'est comme une zone de guerre, on amène nos soldats sur le front et la bataille c'est tout le travail qu'accomplissent les abeilles", explique Jason Kosareff, agriculteur propriétaire d'abeilles. Voir  Suite article
  Article2 :
ENVIRONNEMENT - Selon un rapport annuel sur la mortalité des abeilles domestiques, cofinancé par le ministère de l'agriculture américain, les apiculteurs ont perdu en moyenne 42% de leurs colonies entre avril 2014 et avril 2015. Des insecticides sont pointés du doigt.

Selon un rapport, les apiculteurs américains auraient perdu 42% de leurs colonies d’abeilles domestique en un an.Selon un rapport, les apiculteurs américains auraient perdu 42% de leurs colonies d’abeilles domestique en un an. Ferdinand Ostrop/AP/SIPAPhoto:
Leur disparition est un danger pour la pollinisation des cultures. Selon le rapport annuel préliminaire de l'organisme Bee Informed Partnership et du ministère de l'Agriculture américain, rendu public mercredi 13 mai, les apiculteurs américains ont perdu 42% de leurs colonies d'abeilles domestiques entre avril 2014 et avril 2015, soit le pire épisode après les pertes de 45% des colonies entre 2012 et 2013.
La faute aux pesticides néonicotinoïdes (pesticides)
Si la mortalité sans précédent des abeilles depuis plusieurs années, ce que l'on nomme le "colony collapse disorder", reste en partie inexpliquée, les pesticides néonicotinoïdes – la nouvelle génération d'insecticides – sont pointés du doigts par militants et chercheurs, qui les accusent de décimer les colonies.
Semences enrobées de pesticides, les néonicotinoïdes se diffusent dans la plante tout au long de sa croissance. Trois sont interdits par l'Union européenne, mais il sont toujours autorisés aux Etats-Unis. Début avril, l'Agence de protection de l'environnement avait pourtant fait un premier pas vers leur interdiction, en annonçant qu’elle ne délivrerait plus de nouvelles autorisations de mise sur le marché pour les produits intégrant ces molécules.
EN SAVOIR + : Bon article a collectionner , click-ici 
En France, l'interdiction en 2016 ?
Interrogé sur France Inter, François Veillerette, président de Génération future, a exigé l'abandon de ces produit. Grâce à l'adoption en mars d'un amendement à la loi sur la biodiversité, leur interdiction pourrait être effective en 2016, précise Le Monde.
MONDE .
Les apiculteurs tirent la sonnette d'alarme. Les abeilles sont en danger.
Ref  France 3,le 11/03/2016
Chaque année, nous consommons 40 000 tonnes de miel. Après une année 2014 catastrophique, avec 10 000 tonnes de miel produites, la production a été excellente en 2015 (17 000 tonnes). Près de Melun (Seine-et-Marne), Lionel Clerc, apiculteur, a ainsi doublé sa production. "On n'a pas eu d'intempéries par exemple lors des floraisons de l'acacia", note-t-il au micro de France 3.
Forte mortalité
Butineuses requinquées, il n'en demeure pas moins que la mortalité est toujours aussi élevée (-30%). Frelons asiatiques responsables d'attaques mortelles, insecticides responsables de leur désorientation les empêchant de rejoindre leur ruche, l'Union nationale des apiculteurs (Unaf) tire la sonnette d'alarme. "C'est toute la capacité de pollinisation qui s'en va et ça c'est très grave pour nous, pour notre alimentation de demain", explique Gérard Bernheim de l'Unaf. En 15 ans, la production de miel a été divisée par deux. VOIR ARTICLE   , clic-ici  
MONDE.France
Pays de la Loire
Moins d'abeilles, de papillons ou d'oiseaux... Le déclin des espèces essentielles à la pollinisation des cultures menace une partie de la production agricole mondiale. C'est le constat dressé vendredi par des  scientifiques chargés par l'ONU d'évaluer le recul de la biodiversité.
 France 3 Pays de la Loire, avec AFP , Publié le 26/02/
Un nombre croissant de pollinisateurs sont menacés d'extinction, au niveau mondial, par plusieurs facteurs, dont nombre sont dus à l'homme
"Cela qui met en danger les moyens d'existence de millions de personnes et des centaines de milliards de dollars de production agricole", estiment dans un communiqué ces scientifiques chargés par l'ONU d'évaluer le recul de la biodiversité.
La Plateforme intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES en anglais), créée en 2012 par l'ONU, dresse ce constat inquiétant dans son premier rapport de plusieurs centaines de pages publié vendredi à Kuala Lumpur,
accompagné d'un résumé destiné à éclairer les choix des politiques. C'est la première analyse de cette ampleur jamais réalisée sur ce sujet.
Selon l'IPBES, 5 à 8% de la production agricole mondiale, soit entre 235 et 577 milliards de dollars, sont directement dépendants de l'action des pollinisateurs.
 Sans les pollinisateurs, beaucoup d'entre nous ne seraient plus en mesure de consommer du café, du chocolat ou des pommes, parmi bien d'autres aliments de notre quotidien
Simon Potts, vice-président de l'IPBES et professeur à l'Université de Reading (Royaume-Uni).
 Il existe plus de 20.000 espèces de pollinisateurs, qu'ils soient sauvages comme les papillons ou les bourdons, ou domestiques, comme l'abeille d'Europe (Apis mellifera) qui fabrique du miel.
L'Europe fortement touchée
Aujourd'hui, 16% des pollinisateurs vertébrés (oiseaux, chauve-souris) sont menacés de disparition, un chiffre qui va jusqu'à 30% pour les espèces insulaires, affirment-ils. Pour les insectes, qui constituent le gros du contingent des pollinisateurs, il n'y a pas d'évaluation à l'échelle mondiale, faute de données disponibles partout. Mais "des estimations locales et régionales font état de menaces très élevées, en particulier pour les abeilles et les papillons, avec souvent plus de 40% des espèces d'invertébrés menacées localement", précisent les scientifiques.
L'Amérique du Nord et l'Europe de l'Ouest sont particulièrement touchées par le déclin des pollinisateurs sauvages. En Europe, les populations d'abeilles -sauvages comme domestiques- et de papillons sont en chute libre (respectivement moins 37% et moins 31%) et 9% de ces animaux sont menacés d'extinction. Malgré des données incomplètes pour l'Amérique latine, l'Asie et l'Afrique, les scientifiques estiment que les mêmes tendances sont à l'oeuvre dans ces zones.
 Ce recul a de multiples causes
Le déclin des pollinisateurs sauvages est principalement dû à des changements dans l'utilisation des terres, aux pratiques de l'agriculture intensive et à l'utilisation de pesticides, aux espèces invasives, à des agents pathogènes et au changement climatique
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France .
Pesticides : les néonicotinoïdes "tueurs d'abeilles" interdits à partir de 2018
18-03-2016 14:13 – Article a voir
ENVIRONNEMENT- Adopté de justesse par les députés en deuxième lecture du projet de loi biodiversité à l'Assemblée nationale, l'article 51 prévoit l'interdiction des pesticides néonicotinoïdes nocifs pour les insectes pollinisateurs à partir du 1er septembre 2018.
Selon Henri Clément, porte-parole de l’Union nationale de l’apiculture française (l’Unaf), plus de 1.000 enquêtes scientifiques démontrent les effets directs de ces pesticides sur la mortalité des abeilles. Selon Henri Clément, porte-parole de l’Union nationale de l’apiculture française (l’Unaf), plus de 1.000 enquêtes scientifiques démontrent les effets directs de ces pesticides sur la mortalité des abeilles.  
C'est un vote qui a réjoui Delphine Batho, l'ancienne ministre de l'Ecologie du premier gouvernement Ayrault. Aux termes de débats intenses – et ce au sein même de la majorité socialiste –, l'Assemblée nationale a adopté jeudi 17 mars, en deuxième lecture du projet de loi biodiversité, l'interdiction sans dérogation des pesticides néonicotinoïdes, dits "tueurs d'abeilles", reconnus comme étant nocifs pour les insectes pollinisateurs et l'environnement.
Adoptée de justesse par 30 voix pour contre 28, cette disposition se donne pour objectif d'"adresser un signal fort aux groupes chimiques, aux agriculteurs, et à l'exécutif", selon le président de la commission du Développement durable, le député PS de l'Indre Jean-Paul Chanteguet.
Selon Henri Clément, porte-parole et ancien président de l’Union nationale de l’apiculture française (l’Unaf), interrogé par Le Monde : "Les néonicotinoïdes sont arrivés en France en 1994. Depuis lors, environ 300.000 colonies d’abeilles domestiques périssent chaque année. Aujourd’hui il y a plus de mille enquêtes scientifiques à charge contre eux." Pour être définitivement adopté, le texte doit être voté en deuxième lecture au Sénat, avant de revenir à l'Assemblée.

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